Sommaire
- 1. Le calendrier des interdictions de location
- 2. Le gel des loyers pour les logements F et G
- 3. Le changement important du DPE en 2026
- 4. Comment savoir si son logement peut changer de classe ?
- 5. Quels travaux privilégier pour sortir du statut de passoire thermique ?
- L’isolation thermique
- Le remplacement du chauffage
- La ventilation
- Les menuiseries
- 6. Que risque un propriétaire qui loue un logement interdit ?
- Conclusion
DPE 2026 : peut-on encore louer un logement classé F ou G ?
DPE 2026 : quelles sont les nouvelles règles pour les propriétaires bailleurs ?
La performance énergétique d’un logement est devenue un critère déterminant pour les propriétaires qui souhaitent louer leur bien.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont considérés comme non décents pour les contrats concernés. Les logements classés F suivront en 2028, puis les logements classés E en 2034.
En parallèle, une modification importante du calcul du DPE est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Elle peut améliorer l’étiquette énergétique de certains logements chauffés à l’électricité.
Voici le calendrier et les conséquences concrètes pour les bailleurs.
1. Le calendrier des interdictions de location
La loi prévoit une exclusion progressive des logements les plus énergivores de la location à usage de résidence principale.
| Classe énergétique | Date d’application |
|---|---|
| G | 1er janvier 2025 |
| F | 1er janvier 2028 |
| E | 1er janvier 2034 |
Ces interdictions concernent les contrats conclus, renouvelés ou tacitement reconduits à partir des dates correspondantes.
Un bail signé avant le 1er janvier 2025 concernant un logement classé G n’a donc pas nécessairement pris fin automatiquement à cette date. En revanche, la situation doit être régularisée à l’occasion du renouvellement ou de la reconduction tacite concernée.
Cette règle ne signifie pas que tous les logements classés F ou E sont déjà interdits à la location en 2026.
Un logement F reste potentiellement louable en 2026, sous réserve de respecter les autres critères de décence. Il est toutefois concerné par les restrictions applicables aux passoires énergétiques.
2. Le gel des loyers pour les logements F et G
Une autre mesure concerne directement la rentabilité locative.
En métropole, lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, il est interdit de réviser le loyer d’un logement classé F ou G.
Certaines augmentations sont également interdites lors d’une nouvelle mise en location ou du renouvellement du bail.
Cette restriction empêche notamment le propriétaire de compenser librement l’inflation en augmentant le loyer d’un logement concerné.
Exemple :
Un propriétaire loue un appartement classé F pour 800 € par mois.
Même si le bail prévoit une révision annuelle selon l’indice de référence des loyers (IRL), il ne peut pas appliquer cette augmentation lorsque le logement relève du dispositif d’interdiction.
Le propriétaire doit également vérifier les règles particulières applicables au renouvellement du bail et à la fixation du nouveau loyer.
3. Le changement important du DPE en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9.
Ce changement modifie la manière dont la consommation électrique est convertie en énergie primaire.
Il peut améliorer le classement de certains logements chauffés à l’électricité, sans qu’aucun travail de rénovation soit nécessaire.
Cette évolution est particulièrement intéressante pour les appartements équipés de radiateurs électriques ou de pompes à chaleur.
Les DPE réalisés à partir du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient.
Les anciens DPE restent valables. Ils peuvent être actualisés gratuitement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, lorsque le changement de coefficient améliore leur classement.
Un propriétaire ne doit donc pas engager des travaux coûteux avant d’avoir vérifié si son diagnostic peut bénéficier de cette actualisation.
4. Comment savoir si son logement peut changer de classe ?
La réforme ne garantit pas un gain d’étiquette à tous les logements électriques.
L’amélioration dépend notamment :
- Du système de chauffage.
- De la consommation énergétique initialement calculée.
- De la production d’eau chaude.
- De l’isolation du logement.
- De la part de consommation électrique dans le diagnostic.
Un logement chauffé au gaz ne bénéficie pas directement de la baisse du coefficient électrique.
La démarche recommandée consiste à récupérer le numéro du DPE existant et à vérifier son actualisation auprès de l’ADEME.
Il faut ensuite comparer le résultat avec le calendrier réglementaire avant de décider d’entreprendre des travaux.
5. Quels travaux privilégier pour sortir du statut de passoire thermique ?
Lorsqu’une rénovation est nécessaire, tous les travaux n’ont pas le même impact.
Les principales interventions concernent :
L’isolation thermique
L’isolation des combles, des murs et des planchers bas peut réduire significativement les besoins énergétiques.
Le remplacement du chauffage
Le remplacement d’une ancienne chaudière par un système plus performant peut améliorer la consommation et les émissions associées.
La ventilation
Une ventilation adaptée est indispensable pour renouveler l’air sans créer de problèmes d’humidité et de qualité intérieure.
Les menuiseries
Le remplacement des fenêtres peut améliorer le confort, mais il ne constitue pas systématiquement le premier poste de rénovation à financer.
Il est préférable de raisonner à partir d’un diagnostic énergétique complet plutôt que de sélectionner les travaux uniquement en fonction de leur prix.
6. Que risque un propriétaire qui loue un logement interdit ?
La location d’un logement ne respectant pas les critères de décence énergétique peut entraîner un contentieux avec le locataire.
Selon la situation, le locataire peut notamment demander au juge d’ordonner la réalisation des travaux nécessaires, une diminution du loyer ou d’autres mesures prévues par la réglementation.
L’interdiction énergétique ne signifie toutefois pas que le locataire peut décider unilatéralement d’arrêter de payer son loyer.
Le bailleur ne doit pas non plus considérer le DPE comme une simple formalité administrative : il fait partie des éléments essentiels de conformité du logement.
Conclusion
En 2026, les propriétaires doivent anticiper trois échéances : l’interdiction des logements G déjà applicable, celle des logements F prévue en 2028 et celle des logements E prévue en 2034.
La réforme du calcul du DPE entrée en vigueur en janvier 2026 constitue toutefois une opportunité pour certains logements chauffés à l’électricité.
Avant de financer une rénovation, il est donc pertinent de vérifier si l’ancien diagnostic peut être actualisé gratuitement.
Sources officielles :
- Service Public — Diagnostic de performance énergétique
- Ministère de la Transition écologique — Réforme du DPE en 2026
- Service Public — Montant du loyer et restrictions applicables
Réglementation vérifiée au 5 novembre 2026. Les règles de décence et les conséquences d’un bail en cours doivent être appréciées selon sa date et la situation du logement.

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